mercredi 4 mai 2011

But de l'agression occidentale contre la Libye

Par Manlio Dinucci

agression occidentale contre la Libye n'a pas eu pour but de s'emparer du pétrole local que des compagnies occidentales avaient déjà été autorisées à exploiter depuis la normalisation des relations diplomatiques.


Il ne s'agit donc pas d'une guerre de ressources. Par contre, relate Manlio Dinucci, cette guerre, la reconnaissance précipitée par la France du Conseil national de transition (10 mars) et le sommet de Londres (30 mars), ont permis aux multinationales occidentales de modifier les termes de leurs contrats et de ne plus payer que des droits d'exploitation symboliques. De ce point de vue, il s'agit donc d'une guerre coloniale classique.

L'invasion de la Libye, contrairement à ce qui se dit, a déjà commencé. Les unités d'assaut qui, opérant depuis longtemps sur le territoire libyen, ont préparé la guerre sont en train de l'effectuer : ce sont les puissantes compagnies pétrolières et les banques d'investissement étasuniennes et européennes.




L'OTAN a concentré ses interventions de « support aérien » aux rebelles armés autour de la raffinerie de Ras-Lanouf, qui concentre les 2/3 des capacités de raffinage du pays.

Quels sont les intérêts en jeu ? Ceci émerge d'un article du Wall Street Journal, le réputé quotidien d'affaires et de finance [1]. Après l'abolition des sanctions en 2003, les compagnies pétrolières occidentales ont afflué en Libye avec de grandes attentes, mais ont été déçues. Le gouvernement libyen, sur la base d'un système connu sous le nom d'Epsa-4, concédait les licences d'exploitation aux compagnies étrangères qui laissaient à la compagnie étatique (National Oil Corporation of Libya, NOC) le pourcentage le plus élevé du pétrole extrait : étant donnée la forte compétition, ce pourcentage arrivait à environ 90 %. « Les contrats Epsa-4 étaient ceux qui, à l'échelle mondiale, contenaient les termes les plus durs pour les compagnies pétrolières », dit Bob Fryklund, auparavant président de la société étasunienne ConocoPhillips en Libye.

Les raisons apparaissent ainsi clairement —par une opération décidée non pas à Benghazi mais à Washington, Londres et Paris— de la création par le Conseil national de transition de la « Libyan Oil Company » : une coquille vide, semblable à une des sociétés clé en mains, prêtes pour les investisseurs dans les paradis fiscaux [2]. Elle est destinée à se substituer à la NOC, quand les « volontaires » auront pris le contrôle des zones pétrolifères. Sa mission sera de concéder des licences à des conditions extrêmement favorables pour les compagnies étasuniennes, britanniques et françaises. Seraient par contre pénalisées les compagnies qui, avant la guerre, étaient les principales productrices de pétrole en Libye : avant tout l'italienne ENI qui a payé en 2007 un milliard de dollars pour s'assurer les concessions jusqu'en 2042, et l'allemande Wintershall qui venait au deuxième rang. Plus pénalisées encore seraient les compagnies russes et chinoises, à qui Kadhafi a promis le 14 mars (2011) de donner les concessions pétrolières retirées aux compagnies européennes et étasuniennes. Les plans des « volontaires » prévoient aussi la privatisation de la compagnie d'État, qui serait imposée par le Fond Monétaire International en échange d' « aides » pour la reconstruction des industries et infrastructures détruites par les bombardements des « volontaires » mêmes.

Il apparaît aussi clairement pourquoi a été créée, en même temps, à Bengazi, la « Central Bank of Libya », autre coquille vide mais avec une mission future importante : celle de gérer formellement les fonds souverains libyens —plus de 150 milliards de dollars que l'État libyen avait investi à l'étranger— quand ils seront « dégelés » par les États-Unis et par les plus grandes puissances européennes. Qui les gèrera effectivement est démontré par le colosse bancaire britannique HSBC, principal « gardien » des investissements libyens « congelés » au Royaume Uni (environ 25 milliards d'euros) : une équipe de hauts cadres d'HSBC est déjà au travail à Bengazi pour lancer la nouvelle « Central Bank of Libya » [3]. Il sera facile pour HSBC et d'autres grandes banques d'investissement d'orienter les investissements libyens en fonction de leurs stratégies.

En 2005-06, après la normalisation des relations de la Libye avec l'Occident, la NOC a réalisé trois appels d'offres internationaux pour l'exploration et l'exploitation de ses réserves pétrolières, les plus importantes d'Afrique. Cependant, les contrats passés avec les multinationales étrangères ont pris la forme de joint-venture particulièrement favorables à la nation libyenne. C'est pour « libéraliser » ce système que le Conseil national de transition a créé la LOC et que les « volontaires » lui ont reconnu le droit d'exporter le pétrole libyen, lors du sommet de Londres, le 29 mars 2011. La gestion de la LOC a été confiée au Qatar qui, en échange, a mis Al-Jazeera à disposition des « volontaires » pour déstabiliser la Syrie.
Un de leurs objectifs est de couler les organismes financiers de l'Union africaine, dont la naissance a été rendue possible en grande partie par les investissements libyens : la Banque africaine d'investissement, avec siège à Tripoli ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria) ; le Fond monétaire africain, siège à Yaoundé (Cameroun). Ce dernier, avec un capital programmé à plus de 40 milliards de dollars, pourrait supplanter en Afrique le Fond monétaire international, qui a jusqu'à présent dominé les économies africaines en ouvrant la voie aux multinationales et aux banques d'investissement étasuniennes et européennes. En attaquant la Libye, les « volontaires » essaient de couler les organismes qui pourraient un jour rendre possible l'autonomie financière de l'Afrique

mercredi 27 avril 2011

Suggestion pour l'élection de l'assemblée constituante en Tunisie

Actuellement personne ne garantie la transparence des résultat des élections.
Il y a déjà des logiciels ou applications informatisées qui gèrent la question, personne ne tranchera qu'il va pas y avoir de micmacs.
Je me suis dite, pourquoi ne pas adopter une méthode simple et transparente, à la hauteur du changement attendu par le peuple tunisien suite à la révolution, et, confier la tâche aux jeunes: mobiliser des équipes de volontaires (du cadre enseignement, médical ou même des étudiants.. ou autre) pour recueillir les voix des électeurs, les trier puis se réunir avec des experts afin et rassembler et fournir les résultats bruts dans chaque région, on peut même aller jusqu’à afficher les résultats relatifs à chaque département et les acteurs qui ont géré le recueil des voix pourront confirmer leur exactitude par la suite.

De plus, je crois qu’il serait judicieux de faire validater aussi, par mode de scrutin, l’aboutissement du travail de réforme à apporter à la constitution (encore par vote / c'est le cercle vicieux..)..

mardi 5 avril 2011

réflexion sur réforme éducation en tunisie

-réforme des programmes: plus allégés, plus appropriés pour chaque âge
1) primaire:
-les langues vivantes: age où l'apprentissage est facile
-histoire de la tunisie (responsabiliser les enfants en les sensibilisant au sacrifice des millitants et raviver leur patriotisme)
-Initiation simplifiée aux méthodes scientifiques (calcul..),
-Activités: jeux, musique, chant, sorties.. en intremélant un objectif instructif
**Je suggère que le contenu des matières soit proposé par des enseignants en service, quitte à composer des comités ou ateliers pour élaborer et proposer ce contenu, et en final le voter par les enseignants du domaines.
**Je propose qu'on modifie les méthodes stressantes (notes, redoublement) et qu'on adopte des méthodes plus agréables et attachantes à l'école.
**A cet effet, le cadre enseignant doit être bien qualifié et motivé: paye + formation + prix ou prime de félicitation pour les plus performants (ce sont les parents des classes élites qui cotiseront par exple, pour alléger les dépense du minitère)
**le transport est un immense handicap: faudra assister ceux qui habitent loin (surtt ds les régions démunies) par des bus ou une indemnité de transport.
**Le budget de l'éducation est très lourd

lundi 4 avril 2011

Lois pour la conduite dans les rues tunisiennes !!

Qu’en dites vous : je propose qu’une équipe de juristes établisse des textes de loi (qui seront votés par le public) qui visent à régulariser et rendre civilisé la conduite des tunisiens dans la rue. Ce sera une sorte de ‘municipalité’ pour de comportement des gens.
Il s’agirait de ‘règles de rue’ se rapportant à la parole (plus de klém zéyed), la propreté (plus de crachat , plus de jet de cigarettes, de papiers, de sachets…), la bousculade et surtout le harcèlement physique..
Je suggère qu’il y aie des amendes relatives à chaque acte déplacé qui violerait ces règles prédéfinies (je présume que les malfaiteurs penseront 2 fois avant de faire une boulette, si après ils vont payer une infraction)
Je propose aussi que l’on crée une structure pour des ‘agents de l’ordre public’ parmi nos jeunes chômeurs.. Et s’il y aura un dépassement de leur part, le citoyen peut porter plainte afin de garantir plus ou moins le sérieux de ces agents..

jeudi 31 mars 2011

الوزير الأول يؤكد دعمه المطلق لحرية الاعلام

تونس 30 مارس 2011 (وات) - أكد الوزير الأول في الحكومة المؤقتة السيد الباجي قائد السبسي دعمه المطلق لحرية الإعلام، قائلا: "أنا ضامن لهذه الحرية". كما لاحظ أن الاعلام حرية ومسؤولية وأن المسؤولية "ليست كبت"بل العمل وفقا لأخلاقيات المهنة.



وشدد الوزير الأول خلال مأدبة غداء دعي إليها ممثلو وسائل الاعلام، على أهمية تحري الصحفي من المعلومة قبل نشرها والتوفيق بين قناعاته والمسؤولية المنوطة بعهدته، موضحا أن هذا لا يعني بالضرورة "المس من حريته كصحفي."

وحضر هذه المأدبة التي أقيمت اليوم الاربعاء بالعاصمة، المسؤولون عن المؤسسات الإعلامية وعدد من الصحفيين ومن أعضاء الهيئة الوطنية لإصلاح الإعلام والاتصال والنقابة الوطنية للصحفيين التونسيين.
vu qu'il y a un abus de pouvoir, une corruption et des dépassements au sein des juristes mêmes, à qui on va confier la tâche de poursuivre les malfaiteurs de l'ex régime.
La priorité ici devient d'assinir d'abord le corps de la justice tunisienne?

Est ce qu'il est permis de dépasser les articles de loi afin d'arrêter les corrompus; vu qu'il y a une pénuerie de preuves ou qu'ils ont détruit ou dissimulé ces preuves; où est-il impératif de bien respecter at appliquer la loi afin de lesinculper et les arrêter dans les règles de l'art?

Personnellement je crois que la meilleure solution est de faire passer la loi au dessus de tout, si on veut être une société de droit, même si ça pourra permettre à des pourritures de filer et échapper à la punition.

mardi 29 mars 2011

Tunisie-Israël : « Les déclarations de Sofa Landver constituent une ingérence manifeste dans les affaires intérieures de la Tunisie »News, Politique

Tunisie-Israël : « Les déclarations de Sofa Landver constituent une ingérence manifeste dans les affaires intérieures de la Tunisie »News, Politique | Sadok Sayedi | 28 mars, 2011 à 17:46
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PartagerLa Tunisie exprime sa « vive condamnation et son refus catégorique » des déclarations de la ministre israélienne de l’Immigration et de l’Intégration, diffusées récemment par certains médias concernant l’encouragement « des juifs tunisiens à émigrer vers Israël, tout en leur promettant une aide financière et divers avantages, sous prétexte qu’ils endurent en Tunisie une situation économique difficile ».

Une source autorisée au ministère des Affaires Etrangères a indiqué que la « Tunisie a accueilli avec énormément de regret » ces déclarations qui « constituent une ingérence manifeste » dans les affaires intérieures de la Tunisie, ajoutant que de telles déclarations constituent « un appel malintentionné aux citoyens tunisiens à émigrer vers Israël » et « une tentative par Israël de ternir l’image post-révolutionnaire de la Tunisie et de susciter les suspicions autour de sa sécurité, de son économie et de sa stabilité ».

Le ministère des Affaires Etrangères rappelle, dans son communiqué, que les juifs tunisiens « ont constitué, tout au long de l’histoire de la Tunisie, une partie intégrante de la société tunisienne, vivant en parfaite harmonie avec ses différentes composantes et dans le cadre du respect de leurs droits et de leurs libertés, en tant que communauté religieuse indépendante ».

Le communiqué réaffirme l’étonnement de la Tunisie face à « de telles déclarations d’une responsable gouvernementale d’un pays qui a, de tout temps, dénié le droit du peuple palestinien au retour à la terre de ses ancêtres, défiant honteusement la légalité internationale ».

Source: TAP